
Depuis juin 2026, le surplus d'électricité solaire injecté au réseau est racheté environ 1 centime par kWh. À ce tarif, la revente ne rapporte presque rien : la valeur de votre production se joue désormais dans votre maison, pas sur le réseau.
Ce changement, combiné à la suppression de la prime à l'autoconsommation, impose de repenser la stratégie d'un projet solaire. Voici ce que ce tarif change concrètement et, surtout, les trois façons de valoriser chaque kilowattheure produit.
Pourquoi le surplus ne vaut-il plus qu'un centime ?
Le cadre réglementaire a profondément changé en juin 2026 : la prime à l'autoconsommation a été supprimée et le tarif de rachat du surplus est tombé à environ 1 centime par kWh. L'orientation est claire : l'électricité solaire résidentielle doit d'abord être consommée là où elle est produite.
Concrètement, un foyer qui injecte une grande partie de sa production ne touche plus que quelques euros là où le surplus représentait autrefois un complément appréciable. Dimensionner son installation dans l'optique de revendre n'a tout simplement plus de sens.
Ce que ça change pour votre projet solaire
La bonne nouvelle, c'est que la rentabilité du solaire n'a jamais reposé principalement sur la revente. Chaque kilowattheure autoconsommé est un kilowattheure que vous n'achetez pas à votre fournisseur : c'est là que se construit l'économie. Une installation bien dimensionnée efface jusqu'à 70 % de la facture en autoconsommation seule.
Ce qui change, c'est la sanction du surdimensionnement : produire beaucoup plus que ce que l'on consomme revient à brader le surplus. Le dimensionnement au plus juste devient la première décision stratégique d'un projet, bien avant le choix du matériel.
Solution 1 : consommer au moment où vous produisez
Le premier levier ne coûte rien : déplacer ses usages vers les heures d'ensoleillement. Lave-linge, lave-vaisselle et chauffe-eau programmés en journée, appareils énergivores lancés quand les panneaux produisent : chaque usage décalé augmente votre taux d'autoconsommation sans dépenser un euro de plus.
La recharge d'un véhicule électrique illustre bien cette logique : une borne de 7,4 à 22 kW pilotée par la production solaire permet à la voiture d'absorber le surplus au fil de la journée, au lieu de le laisser filer sur le réseau à 1 centime.
Solution 2 : le stockage virtuel, pour ne rien perdre
Pour le surplus qui reste malgré tout, le stockage virtuel change la donne : chaque kilowattheure injecté est comptabilisé via le compteur Linky, puis restitué le soir, la nuit ou l'hiver. La mise en service coûte 249 € TTC, puis 1 € HT par mois et par kWc, pour un volume illimité.
Avec un stockage, l'économie totale peut atteindre 80 % de la facture, contre 70 % en autoconsommation seule. C'est aujourd'hui la réponse la plus directe au rachat à 1 centime : votre été travaille pour votre hiver, au lieu d'être bradé.
Solution 3 : garder la revente, mais lucidement
Le contrat d'obligation d'achat EDF OA reste possible pour qui souhaite vendre son surplus, et Solaren gère ces démarches quand la revente est choisie. Mais il faut la voir pour ce qu'elle est devenue : une variable d'ajustement en fin de calcul, pas une source de revenus.
Avant de trancher, comparez les scénarios sur vos propres chiffres : le simulateur d'économies et l'outil de retour sur investissement permettent de mesurer l'écart réel entre revente, autoconsommation simple et stockage virtuel, à partir de votre facture et de votre commune.
En combien d'années votre installation est-elle amortie ? Faites le calcul.
Calculer mon retour sur investissementVos questions
À quel prix le surplus solaire est-il racheté en 2026 ?
Environ 1 centime par kWh depuis juin 2026 pour le surplus injecté au réseau. Ce tarif très bas, combiné à la suppression de la prime à l'autoconsommation, rend la revente marginale dans le calcul de rentabilité. La priorité est désormais de consommer ou de stocker sa propre production.
Faut-il encore signer un contrat EDF OA pour le surplus ?
C'est possible, et les démarches peuvent être gérées par votre installateur si vous choisissez la revente. Mais à environ 1 centime le kWh, ce contrat relève de la formalité. Le stockage virtuel ou le décalage des consommations valorisent bien mieux chaque kilowattheure excédentaire produit.
Comment éviter de produire trop de surplus ?
Tout commence par le dimensionnement : une installation calée sur votre consommation réelle limite naturellement le surplus. Ensuite, décalez vos usages vers les heures de production et envisagez un stockage virtuel pour valoriser le reste. Une simulation sur vos chiffres réels permet d'arbitrer sereinement.