
La prime à l'autoconsommation a été supprimée en juin 2026. Dans le même temps, le surplus injecté au réseau n'est plus racheté qu'environ 1 centime par kWh. Deux changements majeurs qui rebattent les cartes du solaire résidentiel, sans pour autant condamner sa rentabilité.
Voici ce que cette réforme change concrètement pour un projet lancé aujourd'hui en Loire-Atlantique ou dans le Var, les idées reçues à écarter, et les leviers qui comptent désormais vraiment pour faire baisser sa facture d'électricité.
Qu'est-ce qui a changé exactement en juin 2026 ?
Jusqu'à cette date, un particulier qui installait des panneaux en autoconsommation avec vente du surplus touchait une prime versée sur les premières années de fonctionnement. Ce dispositif a disparu : les installations mises en service depuis juin 2026 n'y ont plus droit, quelle que soit leur puissance.
Le second changement touche le surplus. L'électricité que vous produisez sans la consommer part sur le réseau, et elle n'est plus rachetée qu'environ 1 centime par kWh. Autant le dire clairement : la vente du surplus ne finance plus rien dans un projet solaire.
Le solaire est-il encore rentable sans la prime ?
Oui, et il faut le dire sans détour : la prime n'a jamais été le cœur de la rentabilité d'une installation. L'essentiel des économies vient de l'électricité que vous produisez et consommez vous-même, celle que vous n'achetez plus à votre fournisseur au prix fort.
Une installation bien dimensionnée efface jusqu'à 70 % de la facture en autoconsommation seule. Avec un stockage, virtuel ou physique, on monte jusqu'à 80 %. Ces chiffres restent vrais avec ou sans prime. Ce qui change, c'est la stratégie : maximiser l'autoconsommation plutôt que d'injecter au réseau.
La TVA à 5,5 %, l'aide qui reste bien vivante
Pendant que la prime disparaissait, un autre dispositif s'est installé : depuis octobre 2025, les installations jusqu'à 9 kWc bénéficient d'une TVA réduite à 5,5 %, sous conditions (pose par un installateur RGE, panneaux certifiés, système de gestion d'énergie). Le taux exact reste à confirmer dans votre devis.
Certaines collectivités proposent aussi des aides locales, très variables selon les communes, les départements et les régions. Aucun montant ne peut être annoncé sérieusement à l'avance : vérifiez auprès de votre collectivité ou via notre estimateur d'aides.
Que faire de son surplus maintenant ?
À 1 centime le kWh, injecter son surplus revient presque à le donner. Trois stratégies permettent de le valoriser autrement, de la plus simple à la plus structurante.
- Décaler ses consommations : lancer lave-linge, chauffe-eau ou recharge du véhicule pendant les heures de production
- Opter pour le stockage virtuel : le surplus est comptabilisé via le compteur Linky et restitué le soir, la nuit ou l'hiver
- Installer une batterie physique, une option pertinente pour certains profils de consommation ou pour disposer d'un secours
Faut-il encore signer un contrat EDF OA ?
Le contrat d'obligation d'achat reste possible pour ceux qui choisissent la revente, et un installateur sérieux gère ces démarches pour vous : c'est le cas de Solaren. Mais à ce niveau de tarif, la revente relève davantage de la formalité administrative que de la stratégie financière.
Le vrai calcul se fait sur votre profil de consommation : quelle part de votre production pouvez-vous consommer, décaler ou stocker ? C'est exactement ce que chiffre le simulateur d'économies, à partir de votre facture réelle et de votre commune.
Ce qu'il faut retenir pour un projet en 2026
La fin de la prime ne signe pas la fin du solaire résidentiel, elle en change la grammaire : dimensionner au plus juste, consommer sa production, stocker le surplus plutôt que le brader. Les projets bâclés ou survendus au démarchage, eux, n'ont jamais été aussi fragiles.
Méfiez-vous enfin des discours qui promettent encore des primes ou des tarifs de rachat avantageux : ils ont un temps de retard sur la réglementation, et c'est rarement bon signe sur le reste du devis.
TVA réduite, stockage virtuel : estimez ce à quoi vous avez droit en 2026.
Estimer mes aidesVos questions
La prime à l'autoconsommation existe-t-elle encore en 2026 ?
Non. Elle a été supprimée en juin 2026 pour les nouvelles installations. Les projets lancés aujourd'hui construisent leur rentabilité sur l'autoconsommation elle-même, aidée par la TVA réduite à 5,5 % jusqu'à 9 kWc (sous conditions, à confirmer dans votre devis) et d'éventuelles aides locales à vérifier.
À combien est racheté le surplus solaire depuis juin 2026 ?
Le surplus injecté au réseau est racheté environ 1 centime par kWh depuis juin 2026. À ce niveau, la vente du surplus ne pèse presque plus dans la rentabilité d'un projet. Mieux vaut consommer sa production, la décaler vers les heures d'ensoleillement ou passer par un stockage virtuel.
Quelles économies peut-on encore espérer avec le solaire ?
Jusqu'à 70 % de la facture effacée avec une autoconsommation bien dimensionnée, et jusqu'à 80 % en ajoutant un stockage virtuel ou une batterie. Méfiez-vous en revanche des promesses de facture à zéro ou d'amortissement en deux ans : elles ne correspondent à aucune réalité de terrain.